
Arkhê murmure les histoires d’une famille algérienne, transmises à demi-mot. La mère patrie racontée avec tendresse, dans toute sa splendeur et dans son désespoir. La nostalgie d’un pays, d’une tribu, de ses expressions oubliées. Les souvenirs que l’on n’a pas vécus mais que l’on porte quand même, quelque part dans le corps.
Et puis la vie ailleurs, au Québec : la modernité qui clash avec les mœurs, les micro-agressions du quotidien, le regard des autres sur celles et ceux qui réussissent, qui s’indignent, qui sombrent, qui s’expriment sans avoir été invités à le faire. Les rapports compliqués entre les hommes et les femmes. La misogynie qui s’immisce partout, dans la culture, dans le capitalisme. Partout.